Les Sabres Grisés

Forum de l'équipage des Sabres Grisés pour le jeu World Of Warcraft (WOW). Vous pouvez accéder à notre site web en cliquant sur la section la Cabine des co-capitaines, ensuite c'est le tout premier post. Bon vent ! (vive Thalassa ;op)
 
AccueilFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Issaëva Van Raek

Aller en bas 
AuteurMessage
Seiga



Nombre de messages : 41
Date d'inscription : 01/05/2006

MessageSujet: Issaëva Van Raek   Mar 2 Mai - 0:05

Nom: Issaëva Van Raek, fille de Joshua Van Raek
Race: Humaine
Sexe: Féminin
Age: 19 ans
Classe: Paladin
Type de jeu: Quand elle est sobre: Soutien des alliés et bagarre franche, directe et de bon coeur. Quand elle a bu : la même chose, mais sans le soutien..... XD (c'est ce qu'on appelle un malus de rp lol)
Arme de prédilection: La masse à deux mains (comment, ca, c'est pas féminin? :-p)
Signes particuliers: Rousse aux yeux verts, taille moyenne. D'un naturel gai et sociable, aime rire et est un peu bourrine sur les bords... mais juste un peu. geek
Passions: L'océan, la bagarre et la guindaille

Histoire:

J'entrai dans l'auberge et laissai glisser d'un geste las à terre à côté de ma chaise le petit sac qui contenait à lui seul toute ma fortune... je soupirai et mon regard parcourut la pièce. C'était une petite auberge de campagne, très différente des bars que j'avais l'habitude de fréquenter dans les ports où la Vague Céleste faisait escale.

- Vous voulez boire quelque chose, ma p'tite dame?

Je relevai les yeux et considérai le bonhomme sympathique et rondouillard qui, une chope à la main, me regardait avec un sourire amical.

Je fis un geste vague de la main.

- Oui... ce que vous avez de plus fort en réserve... n'importe quoi tant que ca vous remonte un bon coup...

Il me regarda avec des yeux surpris. Je soutins son regard. Oui, je suis une femme, oui je suis jeune, et oui, j'ai bien l'intention de me saoûler. Finalement il murmura un "si vous le dites" diplomate, et s'esquiva le temps de me ramener un verre empli d'une liqueur ambrée qui brillait doucement à la lueur des bougie éclairant la salle.

Je plongeai mon regard dans le mouvant liquide. Ces reflets changeants sur l'alcool, cela me faisait penser aux lumières du port sur la surface de la mer quand elle s'étend comme une nappe d'huile jusqu'à déborder au loin de l'horizon. Le soir quand les quais redevenaient silencieux, et que les seuls bruits que l'on entendait étaient ceux au lointain des navires qui appareillaient la nuit... le soir quand les marins se retrouvent autour d'une chope pour rire et se bagarrer après des semaines de dur labeur en mer...

Je seccouai la tête. A quoi cela me servait-il de ressasser tout le temps ce genre de souvenirs? Mais je n'y pouvais rien... La Vague Céleste, cet élégant navire qui pouvait transporter des tonnes de marchandises sur des miles et des miles, d'un continent à l'autre, et qui parcourrait librement toutes les mers et les océans du monde, appareillait dans tous les ports... le navire de son père, le Capitaine Joshua Van Raek, ce navire qui avait été baptisé le même jour qu'e moi... oh, mon père m'avait souvent raconté cette histoire... le jour de mon baptème avait aussi été celui de la Vague Céleste, baptisée d'une bouteille de rhum fracassée contre la coque tandis que j'étais accueillie en ce monde d'une bonne rasade de ce même rhum dans mon biberon. Ma mère en avait fait un tel scandale que mon père ne m'avait plus jamais permis de m'approcher d'un verre d'alcool, même des années après la mort de maman.

Je m'enfilai une bonne rasade, rejetant la tête en arrière pour avaler une lampée du liquide. Hum... c'était curieux mais bon, comme du feu liquide qui incendiait ma gorge et venait se lover dans mon ventre comme un serpent incandescent. Je reposai le verre et les bougies allumèrent un éclat sur le verre encore légèrement teinté de l'alcool qu'il avait contenu, la tête prisse d'un léger vertige. Malgré tout, j'attrapai résolument la bouteille que l'aubergiste avait imprudemment laissée à ma portée et m'en reversai une bonne dose.

Les murmures de voix devenaient confus derrière moi. De temps en temps, un éclat de rire fusait, plus fort que le ton de conversation. On entendait des "Attends, je t'explique... en fait... " qui ressortaient comme une île au milieu de l'océan de brouhaha confus. Je soupirai. Combien de fois n'avais-je pas accompagné les hommes dans les bars, après avoir déchargé le navire? Ce n'était certes pas la place d'une femme, mais mon père n'avait pas ce genre de complexes, lui pour qui la géographie se résumait aux étendues d'eau et qui ne connaissait des continents que les noms des ports qui en bordaient les côtes. Depuis la mort de ma mère, décédée deux ans après ma naissance, je l'accompagnais dans tous ses voyages. Les marins étaient ma famille, c'étaient eux qui m'avaient élevée. Souvent bourrus, parfois moqueurs, je m'étais habituée à leur style de vie, leurs plaisanteries, leurs saoûleries le soir dans les ports. Habituée au travail, aussi. Par tous les temps, le jour comme la nuit, sur le pont détrempé en pleine houle par une nuit de tempête aussi bien que sous un soleil brûlant à décharger des caisses.

Un travail d'homme, lourd, fatigant, mais une vie que j'aimais, simple et libre. Je passais le plus clair de mon temps en haut dans les cordages ou perchée sur la plate-forme de la vigie, calculant notre position par rapport aux étoiles pour ensuite transmettre ces précieuses indications à mon père qui les reproduisait en pointillés sur la carte maritime et définissait notre itinéraire. J'aimais rester là-haut, bercée par le roulis, observant le ciel, immense comme un reflet infini de l'océan. Jusqu'à ce jour-là.

Je serrai le verre dans mon poing et l'avalai rageusement. Ah ca, je ne risquais pas de l'oublier, ce jour-là... deux navires portant un pavillon sanglant qui filaient à toute allure vers nous. Bien sûr, j'avais crié, bien sûr nous avions modifié le cap. Mais notre navire était pesant, construit pour les longues traversées et alourdi de marchandises, et les leurs étaient rapides, profilés pour fendre les vagues à toute allure et fondre sur leurs proies comme des aigles.

Je voyais le regard de mon père, froncé sur ses yeux sombres, tandis qu'il fixait les deux silhouettes sombres qui grossissaient à vue d'oeil sur l'horizon. Je revois encore le vieux Louys saisir une arme et la déposer à côté de lui, le regard sérieux, prête à être empoignée à la moindre alerte. C'est à ce moment-là, je crois, que j'ai réellement saisi ce qui allait nous attendait.

Une troisième lampée finit sa carrière dans mon gosier. Le niveau de la bouteille avait sensiblement baissé. Mes idées s'embrouillaient et une singulière chaleur montait en moi, comme si mes veines charriaient du feu.

Je m'en rappelle, oui... le choc qui fit trembler la Vague Céleste d'un bout à l'autre comme si un titanesque monstre marin l'avait bousculée. Puis les cris, les marins qui se précipitent, et, quelque part, du sang sur la mer, des voix, des cris d'agonie... moi me jetant dans la tourmente... j'avais pour seule arme une épée ramassée sur le pont, déjà couverte du sang de son ancien propriétaire dont j'ignorais la nature. Tout allait tellement vite que je n'avais rien le temps de voir... Je donnais des coups en aveugle, je ne m'étais jamais battue autrement qu'aux poings dans les bars, entourée de marins hilares devant mon peu d'efficacité dans ce sport.

Et puis, il y avait eu cette image, comme une lente vision glacée que je n'ai pas tout de suite assimilé... j'ai vu mon père, le grand capitaine Van Raek, lui que, dans mon esprit, j'avais cru invincible, le père et le capitaine fort qui dirigeait ses hommes d'une main de fer sous un regard bienveillant, s'effondrer sur le pont.

Oh, pas d'une belle mort... je me rappelle le chef des pirates prenant la tête de mon père et la levant haut vers le ciel en riant, et, dans mon hébètement, il me fallut quelques secondes pour comprendre pourquoi elle était détachée de son corps. Un liquide noir s'étendait en une immense flaque sur le pont, un tapis sombre piétiné où gisaient mes frères de coeur. Et cette épeé lourde dans mes mains, ce corps qui était le mien et que je ne percevais même plus tandis que j'avais les yeux rivés sur les yeux exorbités de mon père, ces mêmes yeux qui avaient tant de fois observé l'océan, figés dans un regard que je ne lui reconnaissais pas.

Comment je m'en étais sortie vivante, c'était un grand mystère. Je sais juste que les pirates criaient et tapaient des pieds sur le pont, scandant des paroles que je ne saisissais pas, et que soudain, je suis entrée dans une colère folle. Je ne voyais plus rien, je n'entendais plus rien... il n'y avait plus que ce pirate devant moi qui tenait mon père et cette épée qui pesait lourd dans ma main tandis que je courrais en hurlant vers lui.

Il parut surpris un instant, puis, d'un revers,rejeta la tête de mon père en arrière tandis qu'il projetait son bras droit en avant vers moi... je n'ai jamais su quelle était la nature de l'arme qu'il tenait, j'ai juste vu un éclat métallique puis une explosion qui se répercutait dans tout mon corps et le contact glacé de l'eau qui m'accueillait comme un froid linceuil.

Quand je me suis réveillée, j'étais dans une petite cabane quelque part sur une côte, soignée par un vieux prêtre. La Vague Céleste était déclarée perdue corps et biens, abîmée à tout jamais dans les flots suite à une attaque des maudits pirates de la Voile Sanglante.

- Tout ca... c'est la faute de ces pirates... m'entendis-je maugréer.

Ma voix me parut bizarre, pas comme d'habitude. Les lumières dansaient devant mes yeux. Les pirates... c'était leur faute... tout était leur faute... à eux, à ces foutus navires au pavillon de sang et à ce foutu chef et à son horrible rire tandis qu'il tenait la tête de mon père. Ignorait-il donc quel homme de valeur il venait de tuer? De quel droit osait-il l'humilier ainsi? De quel droit ce moins que rien de fichu pirate à la manque osait-il...

- Ca m'énerve... CA M'ENERVE !!!!

Le verre vola soudain de l'autre côté de la pièce, avant de se fracasser contre le mur. Les gens présents dans l'auberge se retournèrent vers moi. J'avais déjà un pied sur la table et je criais.

- JE VOUS HAIS LES PIRATES !!!! vOUS ETES OU, BANDE DE LACHES ?? VENEZ ICI QUE JE VOUS JETTE AUX REQUINS !! VENEZ VOUS BATTRE SI VOUS L'OSEZ... JE VAIS VOUS FAIRE BOUFFER VOS MAUDITS BATEAUX, MOI !!!!

La table suivit le même chemin et vola dans le décor. Quelques hommes se levèrent en m'intimant l'ordre de me calmer. Je ne sais pas pourquoi, mais cela fit naître une sombre satisfaction en moi et je me mis à rire en les voyant s'approcher. Allez-y, essayez de m'arrêter, je n'attends que ca !! J'ai soudain une irrépressible envie d'en découdre avec quelqu'un.

J'attrappai la première chose qui me tomba sous la main et la fis tourner au-dessus de sa tête. Bizarre, ca devait être lourd mais ca me semblait étrangement léger... je l'envoyai contre mon premier adversaire et tout s'estompa dans un délire de bois arraché, de verre brisé et de cris.



Quand je revins à moi, j'étais affalée au milieu des pitoyables restes de ce qui fut un jour une auberge fraîche et accueillante. J'étais assise dans un coin, j'avais mal partout, surtout à la tête, et je tenais contre moi une énorme masse que j'aurais même eu du mal à soulever en temps normal. Devant moi, un bonhomme rondouillard qui affichait un air beaucoup moins amical que la première fois, qui n'avait plus de chope à la main mais par contre me tendait une note de frais absolument astronomique. Ce fut le rhum le plus cher de toute mon existence.

C'est ainsi qu'à 19 ans, la fille du Capitaine Van Raek apprit d'une étrange manière que l'alcool avait le singulier pouvoir métaphysique de la faire tourner en mode berserk, et, par la même occasion, y gagna une masse qui ne la quitta plus... modeste butin en compensation des 3 semaines de vaisselle pour rembourser les dégâts que sa nouvelle arme porte-bonheur avait causés à l'honorable auberge...

... mais après tout, tout bien considéré c'était un plutôt bon début.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Seiga



Nombre de messages : 41
Date d'inscription : 01/05/2006

MessageSujet: Re: Issaëva Van Raek   Mar 2 Mai - 0:19

Bouh, je sais j'ai pas mis le poste... grade mousse vu mon pitit level, mais pour le poste j'ai du mal à trouver un truc qui corresponde à mon perso... la vigie étant réservée aux chasseurs si j'ai bien vu XD

Elle pourrait être infirmière vu sa classe mais elle ferait une bien drôle d'infirmière...

Membre de l'équipage en difficulté: Issaëva, où vas-tu? Reste ici pour me soigner? affraid

Issaëva: *foncant vers les ennemis* Raaah, ils vont me le payer !!

Membre de l'équipage: Sad He... je suis là... tu m'écoutes? No

Enfin ca peut être drôle, cela dit lol!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nijmaâ
co-capitaine


Nombre de messages : 310
Grade : Co-capitaine
Poste : Co-capitaine
Date d'inscription : 03/12/2005

MessageSujet: Re: Issaëva Van Raek   Mar 2 Mai - 4:49

Enchantée...comme je l'ai dit lors de notre rencontre, nous allons vous faire aimer les voies de la piraterie....
Vous êtes bienvenue chez nous !! Nous veillerons à rajouter sur notre liste le lourd préjudice que vous a fait subir la Voile Sanglante. Comptez sur notre équipage pour lui infliger de lourdes représailles.
Je vous attend impatiement pour officialiser votre recrutement.
Au fait, je vous applaudis encore pour votre style, qui m'a paru plus qu'efficace.

_________________
Nij...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Issaëva Van Raek   

Revenir en haut Aller en bas
 
Issaëva Van Raek
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Sabres Grisés :: Gestion de l'équipage (Les Sentinelles) :: le panneau d'affichage (les Sentinelles)-
Sauter vers: