Les Sabres Grisés

Forum de l'équipage des Sabres Grisés pour le jeu World Of Warcraft (WOW). Vous pouvez accéder à notre site web en cliquant sur la section la Cabine des co-capitaines, ensuite c'est le tout premier post. Bon vent ! (vive Thalassa ;op)
 
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 Anëlawin

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Abann



Nombre de messages : 4
Date d'inscription : 15/05/2006

MessageSujet: Anëlawin   Lun 15 Mai - 22:20

Nom: Anëlawin
Race: Elfe de la nuit
Sexe: féminin
Poste: Conseiller occulte
Age: ne connaît pas son âge véritable mais sait qu'elle a passé environ 50 ans avec son maître.
Classe: druide (de nom)
Type de jeu: Prédilection pour les formes animales
Arme de prédilection: le bâton
Signe particulier: cicatrice sur la figure couverte par des peintures traditionnelles elfiques
Passions: la Puissance

Histoire:

(je sais que c'est long mais s'il vous plaît lisez-le jusqu'au bout, on s'est donné du mal pour le rendre intéressant au possible Smile )

Elle ouvrit l’épais livre à la couverture de cuir et trempa posément le bout taillé en biseau de sa plume dans l’encre noire. Elle fit une petite pause, la plume à quelques centimètres du papier blanc, les yeux dans le vague, avant de la poser sur la page et de laisser les mots s’aligner les uns derrière les autres.

D’aussi loin que je me souvienne, il me parlait toujours d’elle. La puissance, celle qui peut tout, celle à qui rien n’est inaccessible, celle qui renfermait cet absolu qu’il recherchait dans une dévotion dévorante, comme les arbres cherchent orgueilleusement à toucher le ciel.

D’elle, il en parlait avec cette emphase qui n’est réservée qu’aux dieux. Aux dieux ou aux démons, selon nos croyances… mais pour lui, elle les surpassait tous. La puissance brute, pure, sans philosophie ni doctrine, celle qui ne se justifie que par elle-même, sans souci de foi ou de raison. La puissance ultime.

Je me rappelle du jour où il m’a recueillie. Enfin, rappelle… je me souviens de sa main qui quittait mon front, tandis que, ses yeux profonds fixés sur les miens, il m’annonçait que dorénavant, toute ma vie tournerait autour de lui, que mon passé n‘existait plus et qu‘il était mon avenir. De ma mémoire, il n’en restait rien. Mais tout ce qui s’était passé avant ce jour-là n’avait que peu d’importance, de toutes façons. Je ne lui ai jamais demandé ce que je faisais ce jour-là au milieu de ces maisons calcinées, ce charnier dans lequel s’emmêlaient les restes sanglants d’elfes et d’orcs. Je ne lui ai jamais demandé quel massacre s’était déroulé là, ni s’il m’avait sauvé la vie ou juste recueillie au milieu des décombres. Tout cela n’avait aucune importance. Ce passé n’était pas le mien, mon passé à moi débute à l’instant même où je l’ai rencontré, au moment de cette première image, de ses yeux dans les miens qui me disaient que dorénavant, je l’appartenais.

Je me souviens, au début, comme j’étais ignorante. Comme tous ces enfants qui passent à côté des choses les plus importantes parce qu’ils ne sont pas capables de les discerner, je refusais ce qui s’offrait à moi, ce destin immense à portée de main, à cause de mon stupide égo. Je voulais ma liberté, m’affranchir de lui, comme on refuse ce qui est imposé d’avance, sans avoir réfléchi au fait que je n’étais rien mais que grâce à lui, j’allais pouvoir devenir tout. Accéder à l’absolu…


Elle posa sa plume un moment, le temps de se lever pour aller jeter une bûche dans l’âtre. Elle remua les braises et le feu se raviva brusquement, léchant avidement les murs de pierre. Elle eut un petit sourire. Comme il rêvait de dévorer cette maison, ce feu, d’en calciner la charpente, de se libérer de l’âtre et de ces pierres qui le confinaient dans cet espace délimité par l’homme. La nature est naturellement destructrice, et pourtant si facile à plier à nos lois… pauvre petit feu, tu ne connaîtras jamais cette extase.

Elle alla se rasseoir et reprit sa plume, relisant ce qu’elle avait écrit. Voilà qu’elle s’était égarée dans ces délires autobiographiques, alors que ce livre était destiné à contenir le compte-rendu de ses recherches. Mais certaines choses méritent qu’on leur accorde un peu d’attention. Son maître était l’artisan de sa vie et le concepteur de son destin, elle ne pouvait parler de sa quête sans parler de celui qui la lui avait imposée.

Dès le début, il voulait que je poursuive son but. Au début, je ne comprenais pas vraiment pourquoi. Il était puissant, en quoi avait-il besoin d’une enfant? Je ne saisissais pas que je possédais quelque chose qui lui faisait défaut, le temps de réaliser ce qu’il cherchait à atteindre, un avenir vide comme une page blanche sur laquelle tout reste à écrire, alors que lui approchait déjà de la conclusion de son existence. Une page incandescente qui se consumait petit à petit.

Mais je m’y opposais. Bien sûr, la puissance me plaisait. Mais je voulais l’acquérir à ma manière, qui n’était pas la sienne. Lui voulait une puissance ultime, plus brillante que le soleil lui-même, moi je n’y voyais qu’utopie. Je voulais me limiter à son enseignement, il voulait me voir tendre la main vers cet inaccessible qu’il n’avait jamais pu atteindre. Un objectif irréalisable? Très peu pour moi… jamais un arbre ne touchera le ciel, quelle que soit la hauteur à laquelle il pourra faire pousser ses branches…chaque centimètre gagné, pour tous les efforts qu’il lui coûte, ne le rapproche de son objectif que d’une poussière négligeable.

C’était du moins ce que je pensais à l’époque. Il a fallu la mort de mon maître pour que je change d’avis à ce sujet.

La mort de mon maître… encore quelque chose qu’il a accomplie à sa manière. Croire que sa mort me délivrerait de son emprise aurait été mal connaître mon maître. Au contraire, sa mort fut pour lui le moyen ultime de me lier définitivement à lui et à sa quête de l’impossible.

Je me souviens encore de cette scène. Mon maître, cette dague brillante à la main, qui me considérait avec ces yeux dans lesquels brillaient ce feu brûlant de folie. Acte inconsidéré? Jamais… mon maître savait toujours ce qu’il faisait, même dans ses pires moments de folie il restait lucide et terriblement conscient de la portée de tous ses actes. Ce qu’il faisait là, il l’avait planifié depuis bien longtemps déjà.

Je ne voulais pas poursuivre ce but? Eh bien il allait m’y obliger. J’étais jeune, et lui manquait de temps. Pourtant, il savait qu’à travers moi, sa volonté lui survivrait, que sa quête insensée finirait par aboutir. Je me souviens du pentacle sur le sol, de la dague qu’il a levée et de la lumière sombre comme la nuit qui l’a entouré… je me souviens des mots qu’il a prononcés, des mots anciens issus d’une magie interdite, de son sang sur le sol et de toute cette énergie… puis une brûlure sur mon visage, comme si toute cette énergie consumait ma chair et liait mon âme dans d’invisibles chaînes…

Quand je me suis réveillée, j’avais ces marques sur le visage, comme un tatouage indélébile fixé dans ma chair. Je me rappelle avoir frémi. Un sceau, un sceau constitué avec une vie elfique, le plus puissant des sceaux… un sceau qui liait mon âme à sa volonté… une vie est un fardeau trop lourd que pour pouvoir jamais être rachetée, j’étais définitivement liée par la force de mon maître. Il avait bien résumé ma vie, ce jour-là au milieu de décombres. Il était mon seul passé, il est mon présent et il a écrit mon avenir, un avenir si implacable que je ne pourrais y échapper. Il avait écrit la conclusion de ma page alors que j’avais à peine eu le temps d’en tracer les premières lettres, et chaque mot que j’alignerai ne fera que me rapprocher de la fin qu’il m’a imposée.

Je n’avais plus le choix. Ce désir qui était sien coule à présent dans mes veines. Cette volonté qui était la sienne me brûle l’esprit nuit et jour. Je suis un arbre qui ne peux plus détourner ses regards du ciel, la volonté de mon maître m’empêche de voir tout le reste.

Cette puissance, je la désire.

Cet absolu, je veux l’atteindre.

Bien sûr, au début, j’ai enragé. J’ai maudit les cendres de mon maître par tous les dieux des ténèbres qui existent en ce monde. La colère m’empêchait de dormir. Et pour me calmer, j’allais détruire tout ce qui me tombait sous la main, et la puissance que je déployais me procurait une délectation qui m’effrayait presque, accompagnée d’un sentiment que l’absolu était là, tout près, qu’il me suffisait de tendre la main… et pourtant encore si loin, si loin comme ce ciel qui nous échappe toujours.

C’est à cette époque que, petit à petit, j’ai fait miens les intérêts de mon maître. Mais à ma façon. J’ai observé le monde qui m’entourait pour voir d’où il tirait sa force. J’ai analysé les forces de la nature, allant jusqu’à m’abaisser à prendre moi-même l’aspect de créatures de la forêt pour mieux saisir ces liens invisibles qui les relient à cette puissance de la nature. J’ai appris à connaître le feu, mais s’il est vrai qu’il est destructeur, il est trop éphémère dans le temps, et je me suis détournée de lui. J’ai examiné le souffle du vent, mais il est trop volatile, il va de ci de là aux gré des courants et même ses colères ne durent pas. La terre possède une force énorme, mais c’est une puissance placide, elle préfère nourrir en secret ses enfants et les porter de sa force que de se mesurer aux autres éléments.

C’est alors que je me suis penchée sur l’eau, et j’y ai découvert une puissance ultime. Rien ne peut arrêter l’eau, qu’elle soit calme ou enragée, elle franchit tous les obstacles. Elle peut se faire patiente et éroder lentement les barrières les plus solide tandis que le temps n’a pas de prise sur elle. Dans sa colère, elle peut tout dévaster sur son passage, broyer les vies et les bâtiments, renverser les arbres et réduire à néant tout espoir de survie. Aucune arme n’a de prise sur elle, elle suit un cycle infini et elle est partout, dans tout ce qui constitue la structure la plus intime de la vie. Indispensable et omniprésente, elle était toute-puissante.

Elle était ce qu’il me fallait. Elle était le parfait réceptacle pour la puissance que je recherchais, et c’était en son sein qu’il allait me falloir la trouver.

Je me suis mise à fréquenter les ports et les marins, eux qui la côtoyaient jour après jour, eux qui, forgés par elle, devenaient plus puissants, plus endurants, plus robustes. Et je suis convaincue à présent que ce désir qui me brûle le cœur trouvera son accomplissement quelque part dans cette immense étendue qui s’étend sans fin vers l’horizon.

Mais pour cela, il me faut un bateau. Et comme je suis incapable d’en manœuvrer un même si j’avais les moyens de m’en offrir un, il ne me reste plus qu’à m’intégrer à un équipage.

Les pêcheurs, très peu pour moi. Je ne voyage pas en mer pour jeter des asticots dans l’eau dans le but de faire collection d’écailles et de chair emplie d‘arêtes. Il me restait deux classes de marin: les galions de la force navale de Stormwind et les pirates. L’armée officielle, très peu pour moi. Voyager avec une armée de paladins fanatiques de la lumière et défenseurs de la veuve et de l’orphelin, qui me laisseront derrière dans les combats à grand coups de « ne vous faites pas mal ma demoiselle »… sans compter que je n’y aurai jamais la liberté d’action dont j’aurais besoin dans l’accomplissement de ma tâche.

Restaient les pirates. Les bandits de la Voile Sanglante? Je ne tenais pas à devoir massacrer tout mon équipage sous prétexte qu’ils essayaient de me violer. Pourtant, la liberté, l’affranchissement des lois et le goût pour les batailles des pirates m’attiraient.

C’est alors, je pense, que j’ai vu cette affiche dans une auberge. Un équipage de pirates, les Sabres Grisés, recherchait de nouvelles recrues. Leur objectif clair et avoué était de détruire les pirates de la Voile Sanglante et de reconquérir les mers. Pas mal comme plan d’action, a priori.

Je pense que je vais prendre contact avec leur capitaine. Cet équipage est tout ce qu’il me faut. Et s’il faut vraiment passer par l’anéantissement complet de la Voile Sanglante pour en arriver à mon objectif, cela ne me laisse que peu de scrupule.

Rien ne se dressera entre moi et mon but.
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Ellyriana
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MessageSujet: Re: Anëlawin   Mar 16 Mai - 1:20

[HRP] Haha pas mal du tout

Euh c'est quoi ça ? Une lettre laissée à notre QG, pas facile de répondre en RP sans savoir ... ;op

Sinon ça m'a l'air pas mal si ce n'est que nous n'avons pas de navire :op euh oui, on cherche un remplacant à la Dame de la Baie, mais aucun n'a sa ligne épurée, sa vitesse et sa maniabilité (en gros les bateaux Moches immobiles de WoW très peu pour nous).

Donc c'est peut être un problème pour toi ?

[/HRP]

_________________
Ellyriana Venthurlant, co-capitaine des Sabres Grisés.
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Abann



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MessageSujet: Re: Anëlawin   Dim 21 Mai - 20:01

(voilà donc comme promis la suite et la fin de l'histoire d'Anëlawin)

Un jour, en allant à l'auberge, les capitaines des Sabres Grisés trouvèrent une lettre épinglée près de l'affiche... en l'ouvrant, elles purent lire ce message, inscrit d'une belle écriture certainement elfique vu la recherche avec laquelle les lettres furent tracées:

"Aux capitaines des Sabres Grisés,

Je m'appelle Anëlawin, druide de formation et désireuse de voyager sur les mers. Votre équipage a retenu mon intérêt. J'ai mes propres raisons de vouloir naviguer mais il me semble que nous avons des buts communs.

Je me propose de vous soutenir dans votre quête d'un bateau. Exterminer la Voile Sanglante ne me dérange pas non plus.

Je vous recontacterai ultérieurement.

Bien à vous,

Anëlawin Elrohir"
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MessageSujet: Re: Anëlawin   

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