Les Sabres Grisés

Forum de l'équipage des Sabres Grisés pour le jeu World Of Warcraft (WOW). Vous pouvez accéder à notre site web en cliquant sur la section la Cabine des co-capitaines, ensuite c'est le tout premier post. Bon vent ! (vive Thalassa ;op)
 
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 Shandrâ

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Seiga



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MessageSujet: Shandrâ   Dim 28 Mai - 22:39

(Désolée, mais j'ai l'impression qu'à chaque BG que je fais, il est plus long que le précédent... mais l'histoire de Shan n'étant pas des moins complexes, ce fut dur à résumer ! lol! )

Nom: Shandrâ
Race: Elfe de la nuit
Sexe: Féminin
Age: 20 ans
Classe: Chasseur
Type de jeu: Spécialisée dans son familier Very Happy Tant que lui survit, je survis... king
Arme de prédilection: L'arc et les dagues au besoin... pour l'instant
Signes particuliers: Longs cheveux blancs, toujours accompagnée d'une créature de couleur blanche aussi
Passions: S'asseoir la nuit dans un endroit élevé et observer la lune
Grade: Vigie

Histoire:

Il est des histoires qui ne se racontent que la nuit. Tandis que les fils des humains et les elfes dorment dans leurs maisons ou veillent au coin des feux, les arbres se murmurent au gré du vent ces histoires, soufflées de rameau en rameau, comme d’indicibles secrets qui jamais n’effleureront les lèvres des hommes.

Ces histoires concernent les esprits qui imprègnent chaque chose et les dieux qui sommeillent dans l’ombre.

Parfois, l’un ou l’autre être humanoïde se trouve mêlé, un peu comme une étrange erreur, à ces histoires qui le dépassent. Ces histoires-là sont les moins conventionnelle, car la rencontre entre les fils des hommes qui marchent sur deux pieds et considèrent le monde en levant les yeux vers le ciel lointain et les esprits dont l’essence imprègne chaque chose se finit toujours d’une manière ironique.

Parmi toutes ces histoires, il en est une qui se répercute de feuille en feuille parmi les arbres de l’île elfique. Les grands arbres se la répètent à demi-mot, les buissons frissonnent dans le vent et, au bord des lacs, les élémentaires troublés sentent le courant d’incompréhensibles mots transporté par le vent capricieux d’une cime à l’autre.

C’est l’histoire de jumeaux, deux enfants fils des elfes dont le destin aurait été marqué par les forces invisibles. C’est mon histoire, et l’histoire de mon frère jumeau. Une histoire qu’il ne m’appartient pas de raconter, même si j’entends les arbres se la répéter le soir dans l’obscurité de la nuit, tandis qu’Elune baigne la forêt de sa lumière.

Je suis une elfe. J’appartiens à cette race d’humanoïdes qui ignore tout de l’invisible énergie qui parcourt ce monde. Bien sûr, les elfes sont proches de la nature, plus que n’importe quels humanoïdes. Mais même eux n’ont qu’une conscience limitée des courants qui agitent les feuilles dans leur dos, même eux ne comprennent pas les mots que le vent emporte sur ses ailes pour les répandre comme une pluie sur les arbres. Même un brin d’herbe frissonne au passage d’un esprit en son sein, mais les elfes, bien que conscients de l’existence des esprits, passeraient cent fois à côté de l’un d’entre eux sans sentir sa présence. J’appartiens à cette race d’aveugles et de sourds, et mon frère était comme moi. Nous sommes des étrangers au milieu d’un monde dont nous ne percevons pas même la vie palpiter.

Rien ne nous prédestinait à entrer en contact un jour avec ce monde. Ayrandîl et moi étions des jumeaux bien ordinaires, jeunes et unis par un amour comme seul peut en exister entre deux êtres aussi proches. Nous vivions dans la conscience l’un de l’autre et semblions promis à une vie normale au milieu des nôtres.

Jusqu’à cet accident. Comment est-ce arrivé exactement? Ayrandîl est tombé malade. La même maladie qui détruit la forêt et trouble les esprits. Son corps et son âme étaient rongés par la corruption.

J’étais désespérée. J’avais cinq ans, et mon frère se mourait, délirait dans son sommeil corrupteur. Je ressentais sa souffrance jusque dans mon corps.

Une nuit, je me suis éveillée, oppressée par le sentiment que la mort était à nos portes. Ayrandîl dormait à côté de moi, agité et brûlant de fièvre. Par la fenêtre, des flots de lumière lunaire pénétrait dans notre chambre et noyaient notre lit d’une clarté blanchâtre. Alors, j’ai réveillé Ayrandîl, je me suis levée en le prenant par la main, puis je l’ai entraîné dehors.

Les pierres de la rue étaient froides sous nos pieds nus. La main d’Ayrandîl était chaude dans la mienne, il se raccrochait à mes doigts comme à la dernière chose qui restait au monde, et me suivait en trébuchant. Je le relevais quand il tombait et l’entraînais toujours plus loin à travers les rues de Dolanaar, vers cette silhouette sombre que je voyais se dresser haut dans le ciel, au loin. Ayrandîl avait-il compris où je l’emmenais? Sans doute, car ses yeux fiévreux me fixaient, concentrés sur l’effort qu’il faisait pour me suivre. Je n’avais pas besoin de lui expliquer, il me suivrait partout, même avec ses dernières forces.

Teldrassil était imposant dans la clarté de la lune. Ses feuilles sombres se découpaient sur le ciel d’encre très loin au-dessus de moi, et Elune l’entourait comme d’un voile. J’étais minuscule à côté de l’arbre protecteur. J’abandonnai la main d’Ayrandîl et entourai l’énorme tronc de mes petits bras.

S’il te plaît, Teldrassil, toi qui nous permet de vivre, toi le protecteur de notre race… s’il te plaît, sauve mon frère… sauve Ayrandîl… sauve-le!!

Est-ce que je pleurais? Je me souviens de la chaleur des larmes dans mes yeux et sur mes joues, de la présence d’Ayrandîl, debout derrière moi, comme hébété par le mal qui lui rongeait l’esprit, et du contact du bois irrégulier contre ma joue. Et, soudain, j’ai senti comme une force, majestueuse et bienveillante, qui m’entourait. Derrière moi, Ayrandîl se mit à marcher, s’approchant de l’arbre. Quand il arriva à ma hauteur, je lâchai le tronc, surprise des yeux de mon frère. Il semblait comme fasciné par l’arbre, il ne percevait même plus ma présence, mon lien avec lui me faisait ressentir comme un écho cet appel venant de Teldrassil qui l’attirait à lui. Pourquoi ai-je reculé à ce moment? Je l’ignore, mais quelque chose me dit de reculer, que je n’avais pas de part dans ce qui allait arriver. L’enfant fiévreux s’agenouilla et prit l’arbre dans ses bras, posant son front contre l’écorce. Je sentis l’énergie l’entourer et une voix douce résonner dans le silence.

Non, Teldrassil, ne fais pas cela !!

Je me tournai vers l’origine de la voix, et eus le souffle coupé devant l’apparition. Là se tenait une femme, vêtue d’une robe blanche qui semblait tissée de lumière. Ses cheveux, répandus sur son corps gracieux, semblaient être une cascade d’étoiles sur ses fines épaules. Ses yeux doux et tristes fixaient l’arbre majestueux avec une sorte de panique.

Une énorme vague d’énergie me projeta à terre. Même la déesse recula sous le souffle. Teldrassil brillait d’une énergie énorme, et, d’un seul coup, j’eus conscience de tout ce qui m’entourait, des esprits dans la forêt, des murmures parmi les pierres sur lesquelles l’eau chante, du bouillonnement des cascades et du souffle léger des biches dans les fourrés.

Ayrandîl hurla, et son cri me vrilla le crâne. Je compris soudain que ce n’était pas moi qui ressentais tout cela, mais lui, et que mon lien avec lui ne m’en donnait qu’un aperçu. Je tombai à genoux, le cri d’Ayrandîl résonnant dans mon esprit. Quelque chose de violent venait de claquer dans mon âme. Le silence retomba brusquement, tout comme l’énergie, et, devant moi, le corps allongé de mon frère…

Ayrandîl !!

Je me précipitai. Il respirait, mais son regard exorbité me fit peur. On y lisait des choses incompréhensibles qu’il percevait par-delà moi, et, dans ses yeux, je vis d’étranges messages dont le sens m’échapperait toujours.

Je sentis la présence de la déesse. Elle se tenait derrière moi, et je sentais son regard empli de pitié posé sur Ayrandîl.

Je sais quel est ton amour pour les elfes, Teldrassil, murmura-t-elle de sa voix surréelle, mais tu ne pouvais rien pour cet enfant... Pensais-tu prendre sur toi cette corruption qui le ronge? Le sort que tu lui as infligé est bien pire encore… peut-être valait-il mieux pour lui qu’il meure plutôt que de vivre ce que sa vie sera à partir d’aujourd’hui.

Elle se pencha vers lui mais ne le toucha pas.

Comment un esprit humanoïde pourrait-il supporter le contact avec un esprit aussi surpuissant que celui de Teldrassil? murmura-t-elle, pour elle-même cette fois. Comment son âme aurait-elle pu ne pas être consumée au contact d’un feu aussi flamboyant? Ce garçon n’est même plus lui-même, Teldrassil lui a apposé sa marque plus profondément qu’au fer rouge. Il aurait cent fois mieux valu pour lui mourir. Il n’y a plus de corruption dans son corps, mais qu’importe? il ne reste plus rien de son âme, sa personnalité est complètement effacée derrière celle de Teldrassil. Un elfe n’est pas fait pour entrer en contact avec un esprit…

Je fixais, hagarde, cette femme superbe à la beauté irréelle qui considérait mon frère avec ces yeux-là. Je ne comprenais pas ses mots, mais les larmes coulaient de mes yeux tandis que je serrai cet être qui fut autrefois mon frère contre moi, cet être qui me fut autrefois si proche et que je sentais à présent comme un étranger, son esprit à mille lieues du mien. Je savais, plus que tout, à ce moment-là, qu’Ayrandîl me serait à jamais inaccessible. Aussi inatteignable que nous avons été proches jusqu’ici.

Elle tourna doucement son regard vers moi.

Il a volontairement rompu le lien qui les unissait afin de lui éviter de subir le même sort que lui, continua-t-elle, toujours pour elle-même. Alors que le contact avec l’énergie de Teldrassil lui consumait l’esprit, il n’a pensé qu’à protéger sa sœur…

Ses mots m’écorchaient l’âme, même si je n’en saisissais pas toute la portée à ce moment-là. Quelque chose en moi pensa « je veux le sauver », et le pensa si fort, si intensément, que la déesse sembla un instant troublée.

Si c’est ce que tu désires, murmura-t-elle, mais c’est inutile… personne ne peut plus rien pour lui…

Elle se leva, s’éloigna de quelques pas, mes yeux emplis de larmes la suivant avec détresse. Je sentais le souffle d’Ayrandîl dans mon cou tandis que mes bras crispés autour de son corps le serraient comme si cela pouvait rapprocher son esprit du mien. La déesse se retourna vers moi, et fixa un instant ses yeux dans les miens.

Tu ne l’abandonneras pas, n’est-ce pas? fit-elle avec douceur.

Elle revint vers moi et ses lèvres effleurèrent mon front. Cela ne dura qu’un instant, mais je sentis sa lumière pénétrer en moi et s’écouler dans mes veines. Je rouvris les yeux pour la voir me sourire.

Cela ne suffira sans doute pas, mais si j’appose ma marque sur toi, peut-être pourras-tu apaiser son esprit comme Elune apaise les souffrances de Teldrassil… Je ne peux rien pour guérir Teldrassil et tu ne peux rien pour sauver ton frère… mais la lumière de la lune réconforte l’arbre protecteur dans ses tourments…

Son sourire et son regard, si tristes que je n’ai jamais oublié ce doux visage éploré, s’effacèrent doucement tandis qu’elle s’estompait devant moi, rejoignant un ailleurs dont je ne savais rien. Je sentais en moi quelque chose comme une douce chaleur qui coulait dans mes veines, et je levai les yeux vers la lune. Pour la première fois, je me dis qu’elle avait l’air triste.

La suite de l’histoire, les arbres eux-mêmes ne la racontent pas. Je suis rentrée chez moi. Mes cheveux avaient blanchi et tombaient en de longs fils argentés sur mes épaules. Je semblais comme hébétée, et passais mes journées assise à ne rien faire et mes nuits la tête levée vers le ciel, les yeux fermés, me baignant dans la lumière de la lune. Je ne me souviens même plus de cette époque.

Ayrandîl fugua quelques jours seulement après l'événement. Le gentil garçon, calme et tranquille qu’il était avait fait place à un être perturbé. Il considérait longuement la forêt et je me demandais s’il ressentait toutes ces choses, s’il comprenait le langage des arbres et s’il entendait le pas des faons sur la mousse. Il considérait la forêt comme si le monde des hommes était soudain devenu étranger, avec une étrange fascination. Pendant des jours, il ne parla plus. Il fixait les gens l’air comme si leurs paroles étaient incompréhensibles. Pourtant, la forêt semblait le rejeter, comme si elle ne le reconnaissait plus comme l’un des siens, tout comme elle rejetait Teldrassil qui ne faisait pas partie d’elle. Personne n’était plus conscient de l’esprit de la forêt qu’Ayrandîl, mais personne parmi les elfes n’en était moins accepté. Un jour, il partit, et personne ne le revit jamais.

Je me mis à passer toutes mes journées dans le temple de la lune de Darnassus. Je parlais peu et ne répondais à aucune question concernant ce qui s’était passé cette nuit-là. On murmura dans la famille que la corruption nous avaient fait perdre l’esprit, à Ayrandîl et à moi. Je m’asseyais au bord de la fontaine de lumière dans le temple et attendais que la nuit tombe pour voir la lune se lever et baigner l’eau d’une lumière irréelle.


Dernière édition par le Lun 29 Mai - 0:55, édité 2 fois
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Seiga



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MessageSujet: Re: Shandrâ   Dim 28 Mai - 22:40

( la suite... lol! je vous jure que j'ai résumé)


J’aurais pu passer toute ma vie dans ce temple... si, un jour, il n’était pas arrivé.

Qu’était-il? Je l’ignorais. Il changeait tout le temps de forme, prenant le plus souvent l’apparence d’un lion blanc, mais pouvant aussi se transformer en toutes sortes de créatures, toujours d’une immuable blancheur. Il vint me trouver un jour où j’étais sous la cascade baignée de lune, et depuis lors, vint tous les jours. Petit à petit, à son contact, je sortais de ce rêve éveillé dans lequel j’avais vécu de nombreuses années. Je me rappelais que j’étais une elfe, qu’il y avait des gens, dehors, des odeurs que j’avais connues dans un lointain passé et des choses que j’aimais manger.

Petit à petit, je reprenais conscience de ma nature d’humanoïde.

Il me fallut le temps. Je dus réapprendre à parler avec les gens, à suivre leurs conversations, à comprendre leurs centres d’intérêt et leurs préoccupations. J’avais l’impression d’émerger d’un long rêve éveillé, l’esprit encore embrumé. La déesse qui m’avait apposé sa marque m’avait à peine effleurée, pourtant, mais il m’avait fallu presque 15 ans pour que sa marque s’estompe assez que pour permettre à ma véritable personnalité de refaire surface, à ma mémoire de se restructurer, à mes pensées de reprendre une tournure humanoïde. J’avais l’impression d’avoir été en état de choc pendant 15 ans.

Heureusement, il était là, et il me soutenait comme s’il pouvait tout comprendre. En raison de sa couleur et de sa nature indéfinie, je l’avais appelé « chimère », car on aurait dit un rayon de lune fait animal. Mon lion blanc venait se coucher près de moi le soir quand je perdais courage et me suivait dans les interminables parties de chasse que je menais contre les créatures qui répandaient la corruption dans la forêt. Chasser m’occupait l’esprit et me déculpabilisait.

Qu’était devenu Ayrandîl? Son souvenir me rongeait. Lui dans l’âme duquel un esprit supérieur comme celui de Teldrassil avait mené un combat contre la corruption, combien d’années lui faudrait-il? Que pouvais-je y faire, moi? En quoi la marque d’Elune m’aiderait-elle?

J’ai quitté Darnassus, j’ai découvert le monde des miens, le monde des hommes, celui des nains et des gnomes… j’ai voyagé et cherché après lui. Je le sentais plus ou moins proche de moi… et, finalement, j’ai fini par le retrouver.

Ayrandîl était devenu un très beau jeune homme, intelligent et doué. Mais ce que j’en entendis dire était inquiétant. Il était profondément bon, mais complètement instable, doué d’un humour décalé qui exaspérait souvent les gens avec qui il avait des contacts. Il vivait dans la forêt, pourtant ses relations avec elle ne semblaient pas s’être améliorées. Il aimait la compagnie des humanoïdes mais semblait incapable de construire une relation sérieuse avec l’un ou l’autre d’entre eux. Il apparaissait, racontait des choses délirantes et tenait des propos étranges, volait pour vivre, se moquait des gardes, puis disparaissait dans les ombres, rapide et insaisissable, esprit libre en-dehors de toute norme. Ma seule rencontre avec lui confirma ce jugement: il me reconnut tout de suite, m’appela « ma chère soeur », mais sur un ton de plaisanterie et sans nulle autre émotion apparente qu’un certain amusement à me faire tourner en bourrique. Puis, il me tira la langue et s’enfuit si vite que je ne réussis pas à le rattraper. Ayrandîl était un homme bon, mais profondément chaotique. Intelligent, mais aux pensées suivant une logique si décalée de la nôtre qu’il en devenait incompréhensible. Bel homme, mystérieux et charismatique, dragueur à ses heures, mais sans aucun don pour les relations sociales. Aimant passionnément la forêt mais rejeté par elle. Aimant la compagnie des humanoïdes mais incompris d’eux.

J’étais impuissante. Qu’aurais-je pu faire, moi, contre cela? Comment guérir les cicatrices d’une âme? Comment rendre à mon frère, qui était devenu un être en-dehors de toute communauté, ni humanoïde, ni esprit de la nature, ni bête ni dieu, un être qui était à la fois trop différent des humanoïdes pour être accepté par eux et trop proche des humanoïdes pour être accepté des esprits de la forêt? Car j’étais sûre qu’il les entendait toujours, les invisibles voix des arbres.

C’est alors que je l’ai rencontré, dans un port, cet homme, Joshua Van Raek, capitaine d’un navire, la Vague Céleste, connaissant tous les ports du monde et ayant bourlingué sur toutes les mers. Il avait vu, il y avait bien longtemps, un objet nommé « Cristal d’ Ame », un objet créé par une magie puissante et difficile, et capable d’apaiser les âmes et les cœurs meurtris. Ce serait dur, mais il voulait bien essayer d’un trouver un pour moi.

J’ai donc attendu, le cœur battant, jusqu’au jour où j’ai reçu une lette de sire Van Raek, m’avisant qu’après de longues recherches il avait réussi à acquérir à prix d’or le précieux objet. Je me moquais bien du prix ! Il me disait dans quel port il allait prochainement faire escale, et je me suis mise tout de suite en route, trop impatiente pour attendre qu’il atteigne Auberdine ou Menethil. Je courrai, je volai, ma chimère sur mes talons, pressée d’atteindre ce port où me serait remis un objet pouvant peut-être sauver Ayrandîl.

Quand j’arrivai, pourtant, une mauvaise nouvelle me glaça. La Vague Céleste avait été attaquée par les pirates de la Voile Sanglante. Le navire et tout son équipage étaient déclarés perdus corps et bien. Mon dernier espoir venait de s’abîmer dans les mers.

Le premier découragement passé, je me mis à réfléchir. J’avais fait le tour des autres capitaines de navires marchands, et personne n’avait jamais entendu parler d’un quelconque « Cristal d’ Ame ». Personne ne savait où en trouver non plus, ni quelle sorte d’enchanteur serait capable d’en créer. Il ne me restait plus qu’une seule chose à faire: retrouver celui qui était perdu. Pour cela, deux possibilités: soit, la plus probable, il avait été emporté dans le pillage du navire et se retrouvait quelque part dans les coffres à trésor des pirates de la Voile Sanglante. Soit, deuxième possibilité que je n’aimais pas envisager, il gisait toujours dans l’épave de la Vague Céleste, à je ne sais combien de mètre de fond au milieu d’un océan. Dans les deux cas, pour le récupérer, il me fallait deux choses: un bateau pour y accéder et des coéquipiers pour se battre à mes côtés. Je n’étais pas encore folle au point de m’attaquer seule à la Voile Sanglante, et j’étais malheureusement victime d’un affreux mal de mer à chaque fois que je posais le pied sur le pont d’un navire. C’était mal parti.

C’est alors que, dans une auberge d’Ironforge, j’ai entendu parler d’un équipage de pirates ennemis jurés de la Voile Sanglante, les Sabres grisés. Leurs méthodes paraissaient pourtant plus orthodoxes, ce qui m’arrangeait, car violer et piller n’entrait pas vraiment dans mes domaines d’activité favoris. Boire et batailler non plus, d’ailleurs, mais j’étais prête à entrer dans un équipage de pirates sans foi ni loi s’il le fallait pour sauver Ayrandîl.

J’écrivis donc un mot aux capitaines des Sabres Grisés, tenant en ces quelques mots:

« Bonjour,

Je me nomme Shandrâ, je suis chasseuse et je cherche à intégrer un équipage afin de combattre la Voile Sanglante. J’ai entendu parler de vous et j’aurais aimé solliciter le privilège d’entrer dans vos rangs dans ce but.

Je voyage assez bien, mais je passerai dans cette auberge tous les lundis vu qu’il paraît que vous la fréquentez régulièrement. Je suis disposée à vous rencontrer n’importe quand.

Je vous remercie. Que la grande Elune veille sur vous,

Sandra »

Il ne me restait plus qu’à remettre ce mot à l’aubergiste avant de sortir de l’auberge et de la ville. Je levai les yeux vers la cime des arbres et considérai les verts rameaux qui se balançaient sous le léger vent.

Je me demandai ce que les arbres pouvent bien être en train de se raconter.
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MessageSujet: Re: Shandrâ   Lun 29 Mai - 14:49

Bonjour,

J'ai bien reçu votre lettre, celà ne me pose pas de problème, j'en suis même plutôt contente.

Il faudrait nous rencontrer pour discuter un peu. Nous pouvons le faire ce soir (lundi) à 21h dans l'une des auberge d'Azeroth dont je vous laisse le choix afin que vous choissisiez une auberge assez proche de votre lieu actuel de voyage.

Ellyriana Screamingwind co-capitaine des Sabres Grisés

(P.S.: très bon BG, j'ai essayé d'écrire une lettre à ton perso, ça me met qu'il n'existe aps, voilà)

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MessageSujet: Re: Shandrâ   Lun 29 Mai - 16:17

HRP: Je vous invites à télécharger le addon FlagRSP

http://sabres-grises.bb-fr.com/viewtopic.forum?t=74

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MessageSujet: Re: Shandrâ   Mar 30 Mai - 19:05

(ah? Oo bizarre, Shandrâ existe pourtant, je l'assure XD Pour le lundi, désolée mais comme j'ai eu des soucis avec mon mémoire de fin d'études ces dernières semaines, je ne suis pas souvent connectée... j'ai donc loupé ce message ! T__T )
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MessageSujet: Re: Shandrâ   Jeu 1 Juin - 23:20

Shandrââââ ! Heureux de te voir parmi nous ^^

Je confirme, Shandrâ existe bel et bien Smile
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MessageSujet: Re: Shandrâ   

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